Présentation de la ville de Baigts (Source Wikipédia)
Baigts /bać/ (prononcer comme Batch) est une commune française, située en Chalosse dans le département des Landes et la région Aquitaine.
Les habitants de Baigts s'appellent les baigtsois et les baigtsoises (prononcer batchois et batchoises).
Sur la route départementale n°2 entre Montfort en Chalosse et Hagetmau, le village de Baigts est à une vingtaine de kilomètres de Dax. Il est situé entre le Louts et le Luy ; d'ailleurs un petit affluent du Luy le traverse.
Autrefois le territoire était couvert de chênes tauzins. A la fin du XVIIIe les défrichements ont porté préjudice à la forêt : on rapporte qu'un gros propriétaire a fait abattre 6 000 arbres entre 1771 et 1777, pour rendre les terres arables.
Il y avait aussi au sud et au dessus du bourg des carrières d'où l'on extrayait des marnes constituées de calcaire blanc plus facile à mettre en oeuvre que les matériaux crétacés. On note la présence de nombreux fossiles de l'époque tertiaire, période durant laquelle Baigts baignait dans l'océan Atlantique.
Le nom baig(ts) / bath / vath signifie 'vallée' en gascon.
Depuis 1152, par le mariage d’Aliénor d’Aquitaine avec Henri II Plantagenêt, l’Aquitaine est rattachée à la couronne d’Angleterre. En 1285, Édouard Ier, Roi d'Angleterre et Duc d'Aquitaine, attribue à Elie de Caupenne la seigneurie de Baigts en récompense de ses services et de ceux de ses ancêtres, avec les droits de basse et haute justice. Vers 1315, sur ordre du roi Édouard II d'Angleterre, Amaury III de Créon, sénéchal d'Aquitaine y fait construire une bastide aux frais du Roi et en échange cède la seigneurie de Sort avec tous les droits. Plus tard, par l'acte du 1er mai 1347, Édouard III abandonne ses droits royaux et restitue la seigneurie de Baigts à Raymond Guillaume de Caupenne.
Au XVIIIe siècle, sous Louis XIV et Louis XV, les Ostaux royaux de Baigts sont une enclave au milieu de la seigneurie : ce sont des terres qui relèvent directement de la Cour, qui sont gérées par des intendants nommés par le Roi et qui servent de relais pour les pèlerins sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle. On les repère facilement sur une carte de Cassini, à l'est du village, bordés par Beyrie au nord, par Bouheben et Saint Laurent au sud.
En 1766, Louis XV les cède à Mathieu de Basquiat, Baron de la Houze et seigneur du Haut-Larbey. Mais Messire Jean-Luc de Cès-Caupenne, Ecclésiastique, Cordon rouge, grand croix et chevalier de l'Ordre du Christ, baron du Bas-Larbey et seigneur de la paroisse intente un procès à ce dernier, revendiquant les titres héréditaires fort anciens des terres de Baigts.
A la révolution, Baigts tombe dans le domaine des biens nationaux et voit l'apparition des propriétaires particuliers, comme partout ailleurs.
A la fin du XIXe siècle, la préhistoire passionne les notables. Nombre d'entre eux, hommes de loi, d'Eglise, pharmaciens ou médecins pour la plupart, s'improvisent archéologues. Il n'y a à l'époque ni législation régissant les fouilles, ni formation en archéologie. Les chantiers se multiplient, et les découvertes se succèdent à un rythme effréné. Chaque archéologue constitue ainsi sa collection privée, plus ou moins importante selon le nombre et/ou la qualité des objets.
A Baigts c’est en 1879 que Henry Du Boucher (membre fondateur de la Société de Borda à Dax) vient faire des fouilles et |