Présentation de la ville de Blaye (Source Wikipédia)
Blaye [blaj] (en poitevin-saintongeais Bllaye, en occitan Blaia) est une commune française, située dans le département de la Gironde et la région Aquitaine.
Située sur l'estuaire de la Gironde dans le nord-gironde, et fait partie de la Haute Gironde, accès par l'autoroute française A10 sortie 38.
César, dans la Guerre des Gaules, cite un oppidum gaulois qu'il nomme Blavia Santorum et qui est sans doute la ville actuelle de Blaye, située sur un promontoire rocheux qui domine la Gironde. Le nom de Blavia, que des historiens du XIXe siècle rapprochaient du latin Belli Via (route des guerres ?), a donc sans doute une origine gauloise ; on peut le rapprocher du verbe 'déblayer', ce qui suggère que dès ses origines Blaye a une vocation portuaire. Les Romains s'y installent et en font une place fortifiée.
En 625, un premier château est construit par les Mérovingiens, qui font de Blaye par intermittence une résidence royale. Le seigneur de Blaye le plus fameux, dans les siècles qui suivront, sera Roland Le Preux, le neveu de Charlemagne, dont la chanson éponyme nous apprend qu'il est enterré à Blaye, dans l'église Saint-Romain aujourd'hui détruite (on y vénèrera son tombeau, réel ou légendaire, jusqu'aux Guerres de religion).
En 848, la ville est pillée par le chef viking Hasting qui remonte ensuite la Garonne.
Durant le Moyen Âge, la seigneurie de Blaye est confiée à une famille, les Rudel, dont le représentant le plus fameux est Jaufré Rudel, troubadour à qui son amour pour la princesse de Tripoli inspira des poèmes célèbres. Edmond Rostand fit de lui le héros de son drame La Princesse lointaine. Blaye est alors une des plus fameuses étapes sur la route de Compostelle : il n'existe pas en effet de pont sur la Garonne, et le seul moyen de rejoindre Bordeaux et d'entrer en Gascogne est de passer la Gironde en bateau. Le passage d'un grand nombre de pèlerins est à l'origine du développement de l'hôpital qui se trouve encore aujourd'hui sur la route de Saintes.
Durant la guerre de Cent Ans, Blaye, clé militaire de la défense de l'Aquitaine, est plusieurs fois prise et reprise par les belligérants. Elle finit par être définitivement conquise par les Français en 1452, après un siège mené par les troupes levées par le futur Louis XI. La prise de Blaye ouvrit la porte de l'Aquitaine aux troupes françaises, victorieuses l'année suivante à Castillon.
Après une courte période de paix, durant laquelle la prospérité revient grâce à l'activité portuaire et au négoce du vin, Blaye et sa région sont à nouveau ravagées au XVIe siècle par les guerres de religions. Le XVIIe siècle voit le retour de la paix. Le gouvernorat en est confié au duc de Saint-Simon, favori de Louis XIII. C'est là que naitra son fils, l'auteur des célèbres Mémoires.
Au XVIIe siècle toujours, Vauban y supervisera la reconstruction de la célèbre citadelle, visitée chaque année par 500 000 visiteurs. Ces travaux ont été à l'origine de la destruction de l'église carolingienne de Saint-Romain, et des maisons des faubourgs situées trop près des remparts.
Les guerres de la Révolution et du Premier Empire seront l'occasion, dans les dernières semaines du règne de Napoléon, de l'unique siège supporté par la citadelle de Vauban. Le siège sera levé lors de l'abdication de l'Empereur. Commence alors pour Blaye et le Blayais une nouvelle ère de prospérité ; la ville est particulièrement marquée par les travaux engagés par le sous-préfet Haussmann, futur préfet de Paris de Napoléon III. L'essor de la vigne s'accompagne de la construction de nombreuses demeures dans la région. Il est interrompu dans les dernières années du XIXe siècle par la crise du phylloxéra.
Entre-temps, Blaye a perdu sa vocation de porte de Bordeaux depuis la construction, dans |