Présentation de la ville de Alan (Source Wikipédia)
Alan est une commune française, située dans le département de la Haute-Garonne et la région Midi-Pyrénées.
Ses habitants sont appelés les Alanais.
Ancienne bastide située dans le sud de la Haute-Garonne, dans les Petites-Pyrénées en Comminges.
La fondation du village date, vraisemblablement de la période gallo-romaine. On a retrouvé, en effet, à Montoulieu, près d'Alan, une villa gallo-romaine.
Au XIe siècle, Alan est une sauveté, c’est-à-dire, une cité créée par les ecclésiastiques dans un but économique. Il s'agissait de regrouper et de fixer tous les paysans errants, ainsi que les vagabonds, d'y établir une communauté agricole en mettant en valeur les terres et d'y permettre la sauvegarde des libertés.
Au XIIIe siècle, la sauveté est remaniée en bastide. Elle est pourvue de coutumes par l'évêque de Comminges Bertrand de Miramont. Cette transformation permet la construction d'un village fortifié destiné à favoriser le peuplement. Les évêques, quant à eux, résident à Alan l'hiver dans le palais. Ce sont eux qui vont gérer la vie de la bastide jusqu'à la Révolution.
Dans la seconde moitié du XVe siècle, l'un d'entre eux, ayant un goût prononcé pour les belles choses, y apporta quelques modifications. Il fit bâtir la tour d'angle et son grand escalier, ainsi que la porte en ogive du tympan de la vache. D'autres évêques y ajouteront encore leur touche personnelle. Les évêques ne se sont pas uniquement souciés de l'esthétisme du village, ils se sont aussi préoccupés du sort et de la santé de ses habitants, le plus souvent bien isolés.
Aussi au XVIIIe siècle, l'évêque Gabriel Olivier de Lubière de Bouchet décide de fonder avec ses propres ressources un hôpital près de la chapelle Notre Dame de Lorette, lieu de fréquents pèlerinages et offrandes.
On peut se demander pourquoi ce sont les évêques qui régissent Alan ?
Il existe une hypothèse qui, faute de documents, ne peut être attestée. Il est dit que le seigneur d'Alan serait mort à la bataille de Muret en 1213, alors qu'il combattait aux côtés de Pierre II d'Aragon. Dès lors, la seigneurie laissée vacante, aurait été confiée aux évêques de Comminges.
Il est aussi possible qu'il n'y ait pas eu de seigneur, les sauvetés étant des lieux investis par les religieux dans le but de prospérer et d'apporter la foi chrétienne. Certes les paysans versent l'impôt aux prélats, mais ils sont libres d'aller vivre où ils veulent, il n'y a pas de féodalité.
Des toponymes pré-celtiques et de vestiges gallo-romain attestent l'ancienneté de l'occupation humaine. Un hôtel votif dédié à la Déesse topique Laha porte ainsi la dédicace en latin du pérégrin Severinus. Un premier village se serait développer autour du lieu dit St-Pé. Au début du XIIème siécle, la terre d'Alan appartient a l'évêque du Comminges et à Fortanier, seigneur de Benque. Elle est donnée par une charte Hospitaliers de St Jean-de-Jérusalem pour fonder une sauveté peut-être dans la partie méridionale en friche. Aucun vestige ne subsiste, et seul l'autorité de Gualtérius de Alano et ensuite mentionnée. La seigneurie laïque devient influente au XIIème siècle avec ses déscendants. En 1270, un bastide est fondée en paréage par l'évêque du comminges Bertrand de Miremont, et le roi Phillipe III le Hardi. Le pouvoir des maisons comtales s'affaiblit aprés la croisade des Albigeois, et une cour royale appelée 'Jugerie de Rivière' est créée. La communauté en dépend, dotée d'une charte des coutumes en 1272. Le territoire passe ensuite sous la domination temporelle des évêques. Bertrand de Got, futur pape Clément V, est le premier à y résider en partie. Les troubles engendrés par la Guerre de Cent ans, les Guerres féodales ne prennent fin qu'en 1490, avec l'annexion du comté de comminges à la couronne. Une période de propérité et d'extension commence, sous la direction des ecclésiastiques. Alan affirme son rôle de petite capitale spirituelle tadis qu'Aurignac représente le pouvoir politique. La Révolution met un therme à ce fonctionnement. A partir de 1881, la commun |