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Mardi 1 juillet 2014 à 15h07 Catégorie : Secteur services à la personne

Nouvelle édition de "Géographie de l'école"



L'Education nationale rend compte de ses disparités


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Une carte des disparités à l'école


L'Education Nationale vient de publier la onzième édition de " Géographie de l'école". Cet ouvrage décrit les caractéristiques géographiques du système de formation français et tente d'analyser les différences. Ce travail se base sur 35 indicateurs mis à jour pour l'année 2013-2014.



Selon cette étude " la plupart des académies doivent composer avec une grande diversité de territoires".

Les diversités, contrairement à ce que l'on croit, ne sont pas que sociales. Il existe aussi des facteurs territoriaux, historiques et culturels très complexes.



Ainsi les chances de succès à l'école dépendent du lieu d'habitation, du milieu socio-économique et de la structure familiale des élèves.



Selon l'étude, il est préférable d'être scolarisé dans les académies de Rennes, de Nantes ou de Grenoble, qui connaissent plus de 90% de succès au bac, que dans les académies de Créteil, d'Amiens ou de Guadeloupe.



Par ailleurs, certains élèves évoluent dans un milieu plus favorable à la réussite scolaire que d'autres. A Paris, 70% des élèves ont un parent qui a au moins le bac contre seulement 19% en Guyane. Les enfants issus de milieux très favorisés habitent plutôt des département urbains ce qui ne les empêche pas d'habiter dans des logements surpeuplés. D'un autre côté, les élèves issus de milieu défavorisé habitent plutôt dans le Nord, dans l'Est, à la Réunion et en Guyane.



"Géographie de l'école" fait aussi le parallèle entre une carte des zones à risque d'échec scolaire et une carte des jeunes de 15-24 ans sans diplôme et non scolarisés.

Il ressort que la correspondance entre les zones qui accumulent les difficultés sociales et les zones qui connaissent un fort taux de jeunes non diplômés est fréquente mais pour autant, elle n'est pas systématique. D'autres facteurs comme l'histoire industrielle ou les politiques publiques peuvent avoir une incidence.



Les dépenses par élève, qu'elles proviennent de l'Etat ou des collectivités locales, varient beaucoup. Ainsi, en 2011, l'Etat a dépensé en moyenne 3130 euros par écolier, 5570 euros par collégien et 7660 euros par lycéen. Par exemple, ces sommes sont plus importantes en Lorraine, Champagne-Ardenne ou en Franche-Comté. Mais elles sont plus faibles en Bretagne et pays de la Loire.



En ce qui concerne les dépenses des collectivités pour les élèves du secondaire en 2011, elles variaient du simple au triple en fonction des régions.



D'autres disparités existe en fonction de la géographie. Par exemple, les zones rurales ont souvent des écoles de deux classes ou moins. Alors que 23% des écoles, situées surtout en zone urbaine ont souvent 8 classes ou plus et prennent en charge près de la moitié des élèves.



Par ailleurs, les établissements situés en ville ont une "surface non bâtie" plus petite qu'à la campagne. Il s'agit des cours de récréation et des terrains de sport.



En ce qui concerne la mixité sociale, elle est très variable dans le secondaire. Ainsi en Ile-de-France, les différences entre les établissements sont très importantes. Il existe en effet, des lycées très réputés et à l'inverse des établissements très populaires. Par contre, en Bretagne les établissements connaissent une plus forte mixité sociale mais également plus de similarités.


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